mardi 6 juin 2017

J'apprends l'espagnol (24)

Quelle est la probabilité en apprenant une langue étrangère comme l'espagnol de tomber sur le mot raton laveur?

Moi je l'ai appris en bronzant avec des lunettes de soleil. Quand j'ai enlevé mes lunettes sur la plage pour aller nager, mon voisin de serviette m'a dit que j'avais une tête de "mapache".

samedi 20 mai 2017

Austerlitz

Porte de la Chapelle, il me demande où se trouve la place d’Austerlitz.
Je ne sais pas, lui dis-je, est-ce que ça a un rapport avec la gare d’Austerlitz?
Non, c'est au bord de la Seine, il y a un café qui s'appelle la Rotonde.
Je réponds que je connais un café qui s'appelle la Rotonde mais que ce n'est pas du tout dans ce quartier, que la Seine ne coule pas dans le coin et que l'eau la plus proche c'est le Canal Saint-Martin dont je lui indique la direction.
Il me dit, non c'est la Seine, ça doit être dans la direction opposée; et il part derechef en direction de Barbés. A mon avis, il n'est pas prêt de trouver la Seine!

C'est échange m'a semblé tellement étrange que j'ai pensé que c'était un fou. Du coup j'ai cherché sur google pour savoir s'il connaissait une place d’Austerlitz à Paris, il n'en connait pas. Par contre je connais une Rotonde place Stalingrad qui donne sur le bassin de la Villette...???

mardi 16 mai 2017

Post coïtum

Nous discutions debout devant la balustrade qui surplombait le parc désert à cette heure nocturne. La brise rafraîchissante faisait oublier la chaleur de la journée, les bruits de la ville qui nous entourait étaient plus sourds, les passants étaient rares.

"Je t'ai déjà vu tu sais, mais toi tu ne m'as pas vu. Tu fais partie de ces gens qui se savent beau et qui vont avec l'assurance de savoir que s'ils ne plaisent pas à untel ils plairont à un autre, tu ne regardes pas les gens." Il m'a dit ça factuellement, sans mauvaise intention, dans la continuité badine de notre conversation. Pour moi pourtant ça a été comme s'il m'avait donné une claque, j'en ai été choqué, estomaqué.

D'une part parce que je n'ai aucunement conscience d'être beau. J'ai bien remarqué que je pouvais plaire à certains, tout comme j'ai aussi remarqué que je ne plaisais pas à d'autres. Je suis convaincu que tout le monde peut être beau pour une personne en particulier, mais qu'est-ce ça veut dire être beau? Je n'ai absolument pas le corps de ces gens qu'on voit dans les magazines, je n'ai jamais compris qu'on puisse baver en me regardant.

D'autre part parce que je n'ai aucune assurance. Je suis un grand timide, un taiseux devant l'éternité, un solitaire qui aborde rarement les gens, de ceux qui se sentent bien avec eux-mêmes. Je n'ai aucune assurance de séduire, j'ai au contraire l'assurance de ne pas avoir à séduire, de ne pas avoir besoin d'autrui. Est-ce que ça me rend hautain ou dédaigneux? Je ne pense pas l'être. 

Cette remarque a été un coup de poing. L'agréable bise nocturne m'a semblé plus fraîche d'un seul coup, j'ai frissonné, j'ai eu envie de rentrer chez moi. Il était tard, il était temps que j'aille me coucher.

dimanche 14 mai 2017

La Pyrénéenne

Retour à la course ce dimanche 14 mai. Suite à une blessure, je n'avais pas couru depuis le marathon de Paris, il y a un peu plus d'un mois. Pas le moindre petit jogging, rien. Je me suis dit qu'il était temps de m'y remettre et je me suis inscrit à ce petit 10km dans le 20ème, en oubliant de regarder le parcours avant et sans penser que ce n'est pas un quartier forcément plat.

La bonne nouvelle, c'est que ma cheville ne s'est pas manifestée, tout va bien de ce côté là. Par contre le quartier est effectivement pentu, et se termine par la remontée de la rue des Pyrénées qui m'a semblé interminable. Je comprends pourquoi la course s'appelle la Pyrénéenne! Il m'a fallu plus de sept minutes pour courir le dernier kilomètre!!

Au final à ma montre j'ai fait 47 minutes 40, et 47 minutes 51 au temps officiel (pas de chrono sur la ligne de départ). Je finis 269ème sur 1007 au classement général, 56ème sur 156 dans ma catégorie, et globalement je suis satisfait de moi.

vendredi 12 mai 2017

Ibiza 2017 (4)

Le dimanche j'ai fait une vingtaine de longueurs dans la piscine de l'hôtel en matinée, à l'heure où la piscine est encore vide des vacanciers qui barbotent. De 14 à 20 heures j'étais à la plage, j'ai nagé, j'ai pris le soleil, avec mon compagnon du jour nous avons traversé la baie aller-retour, c'était très agréable. Lui n'est pas resté dans l'eau, il la trouvait froide, et c'est vrai que personne ne se baignait vraiment, je dois être habitué aux températures fraîches. Au fur et à mesure que la journée avançait, j'ai senti une boule au ventre. Même ici, même loin de tout, mon corps savait que le résultat des élections approchait. A 20 heures mon horloge interne m'avait rendu le ventre dur et douloureux, j'ai allumé mon portable pour avoir les résultats. Quel que soit le résultat, il ne me conviendrait pas, mais il y en avait un qui serait plus immédiatement désagréable que l'autre.

Ensuite ça a été mieux, la soirée s'est terminée tranquillement...

Le lundi c'était déjà le jour du retour, avec ma routine habituelle, la promenade en ville le matin, le déjeuner sur le port (avec l'habituel jus carotte-orange et un toast à l'avocat et au fromage de chèvre doré au miel succulent), puis le passage à la librairie de Vara de Rey pour acheter les romans espagnols que je ne sais pas trouver à Paris. Il faisait froid et gris en arrivant à Paris en fin d'après-midi, mais j'avais plein de soleil dans la tête et dans les yeux.